Oubliez le calendrier : septembre n’attend personne. D’un panier à l’autre, ce mois déborde de variétés qui ne se retrouvent nulle part ailleurs dans l’année. Figue, myrtille, artichaut, noisette, pomme, brocoli, prune… Les étals regorgent de couleurs et de parfums, multipliant les occasions de donner du relief à la cuisine tout en respectant le rythme de la terre et la diversité des cultures. Voici un tour d’horizon concret des fruits à privilégier en septembre.
La pomme
Impossible de passer à côté de ce fruit qui traverse les saisons sans jamais lasser. La pomme, c’est un concentré de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments. Sa chair et surtout sa peau regorgent de vitamines C, E, A et du groupe B. Les bénéfices ne s’arrêtent pas là : ses antioxydants et ses fibres font de la pomme une alliée du quotidien. On y trouve également des flavonoïdes, dont la réputation n’est plus à faire pour leurs effets protecteurs. Pour profiter au maximum de ses vertus, mieux vaut la croquer sans l’éplucher, c’est dans la peau que le meilleur se cache. Peu calorique, elle doit sa douceur principalement aux glucides présents naturellement. Un fruit simple, mais qui coche toutes les cases pour booster l’organisme à la rentrée.
La figue
La figue n’a pas besoin d’artifice pour attirer les regards. Certes, elle n’est pas la championne de la vitamine C, mais sa richesse en minéraux, fibres et composés antioxydants compense largement. Deux grandes familles se partagent la vedette : la figue blanche à la peau claire et la chair rouge, et la figue violette, à la robe plus sombre et pulpe grenat. Les deux variétés regorgent d’oligo-éléments et de vitamines du groupe B. Sa chair et sa peau concentrent une grande quantité de flavonoïdes et de caroténoïdes, renforçant encore ses propriétés antioxydantes. La figue, c’est aussi une belle réserve de fibres et de glucides, un point fort pour l’énergie. Plusieurs études attribuent à ce fruit un effet bénéfique sur la santé cardiovasculaire, et certains chercheurs évoquent même un potentiel contre le cancer et certaines maladies chroniques. Simple, savoureuse, et pleine de ressources.
La quetsche
Parmi les prunes, la quetsche mérite une mention à part. Ce fruit, reconnaissable à sa forme allongée et sa peau violette, se savoure du bout d’août à la mi-octobre. Sa texture souple mais pas molle annonce une maturité parfaite. Crue, elle séduit par sa douceur naturelle ; cuite, elle révèle toute sa générosité dans les compotes ou les tartes. Pour ceux qui cherchent à enrichir leur alimentation de saison, voici quelques atouts concrets :
- Une richesse en glucides et fibres qui favorise la satiété et la digestion
- Des antioxydants puissants, utiles pour préserver les cellules du stress oxydatif
- Un apport d’eau supérieur à 80 %, idéal pour l’hydratation
La quetsche soutient le transit intestinal et renforce les défenses immunitaires. Elle trouve parfaitement sa place dans les desserts comme dans les plats salés, pour peu qu’on ose sortir des sentiers battus.
La noix
Avec la noix, on change de registre. Ici, l’eau laisse la vedette aux lipides : la noix est un fruit oléagineux, riche en acides gras polyinsaturés. Sa composition la distingue nettement des amandes et des noisettes, à la fois par la qualité de ses graisses et par son apport énergétique élevé. Sa force, ce sont les oméga 3, dont on connaît les effets positifs sur la santé cardiovasculaire. Contrairement à la majorité des fruits frais, la noix renferme entre 20 et 40 % d’eau, pas plus. Elle fournit aussi des protéines en quantité non négligeable. Autre point fort : sa capacité à faire baisser le LDL-cholestérol, ce fameux « mauvais » cholestérol que l’on surveille de près. Une poignée de noix à l’heure du goûter ou dans une salade, et le tour est joué.
Le raisin
Quand arrive septembre, le raisin s’invite à toutes les tables. Les grappes abondent, du jaune pâle au noir intense en passant par le rouge. Le raisin rouge frais, notamment, se démarque par sa teneur en polyphénols. Ce détail a son importance : ces composés protecteurs sont présents en grande quantité dans le fruit entier, beaucoup moins dans le jus ou le vin. Sur le plan nutritionnel, le raisin mise sur ses glucides pour l’énergie et sur sa forte proportion d’eau (plus de 80 %) pour la fraîcheur. On y trouve une belle palette de minéraux et d’oligo-éléments, ainsi qu’un apport en vitamines C et du groupe B, à condition de manger la peau et la chair ensemble. Voilà de quoi donner du pep’s aux pauses gourmandes, sans rien céder à la saison.
Septembre, c’est le mois où les fruits racontent la fin de l’été et l’arrivée de l’automne. Croquer dans une pomme fraîche, s’offrir une figue mûre ou grignoter quelques noix sous un soleil encore doux : autant de gestes simples, mais qui reconnectent au vrai goût du temps présent. La nature, elle, n’attend pas, et c’est tant mieux.

