Que faire de vos sachets de thé après utilisation ?

Il y a quelque temps, nous avons écouté un podcast de SWR2 Knowledge sur le thème du « thé ». En plus des faits généraux sur le thé, il s’est concentré sur le sujet des sachets de thé et leur composition.

Nous sur Instagram : fairlis.de

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Une affirmation surprenante a retenu notre attention : les sachets de thé pyramidaux en plastique PLA se décomposent parfois plus vite que ceux en fibres de papier.

Le PLA est un bioplastique issu de l’amidon de maïs. Côté sachets papier, d’après SWR2, le mélange est de 80 % de papier et 20 % de polypropylène résistant à la chaleur. Ce dernier, dérivé du pétrole, ne se biodégrade pas et ne passe pas au compost.

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Difficile de ne pas être déconcerté. Nous pensions que seuls les « sacs pyramidaux » étaient problématiques côté plastique, comme le laissaient croire certains visuels circulant sur les réseaux sociaux.

Jusque-là, nous privilégions les sachets de thé en papier non blanchi de marques bio (quand nous ne préparions pas un thé sans déchet). Notre logique : limiter l’impact environnemental et jeter ces sachets dans la poubelle verte ou au compost. Les sachets pyramidaux restaient loin de notre panier.

Bioplastique, papier : des infos floues chez les fabricants de thé

Notre curiosité a pris le dessus. Nous avons lancé une recherche approfondie en ligne.

Les sites des grandes marques de thé restent avares en détails concernant la composition de leurs sachets.

La plupart se contentent de formulations vagues. Certains évoquent des sachets pyramidaux en « bioplastique » sans préciser la composition. D’autres parlent de « papier », mais sans détail sur les matériaux exacts. Est-ce que ce papier se dégrade plus vite que le bioplastique ? Impossible de le savoir depuis l’étiquette, même après inspection en magasin.

Face à ce manque de clarté, nous avons directement contacté les plus grands fabricants de thé allemands (bio et conventionnels) pour leur demander la composition précise de leurs sachets et emballages.

Plus précisément, nous avons questionné : Teekanne, Messmer, Pukka, Yogi Tea, CUPPER, Sonnentor et Dallmayr. (mentions non rémunérées)

Par la suite, nous avons aussi interrogé vos marques favorites : Tree of Life, Goldmännchen, Gepa, Dennree, ainsi que les marques de distributeur de pharmacie (Müller, Rossmann, DM), etc. Les réponses, vous les trouverez ci-dessous.

Ce que disent les fabricants

Voici le message transmis par e-mail ou sur Facebook à chaque fabricant :

« Bonjour à l’équipe « Nom du fabricant ». J’ai écouté un podcast de SWR2 Wissen sur le thé, où il était question des sachets et de leur composition. Il y était expliqué que les sachets « naturels » contiennent souvent aussi des fibres synthétiques. Comme je ne trouve aucune info précise sur la composition de vos sachets, pouvez-vous me dire de quels matériaux ils sont faits et s’ils sont entièrement compostables ? »

Les réponses variaient selon les fabricants : certains sont allés droit au but, d’autres ont contourné la question.

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité des réponses reçues.

Tour d’horizon des marques de thé

Teekanne

Teekanne consacre une page à la « durabilité », abordant les matériaux et leur élimination.

Leur site affirme que la majorité de leurs sachets sont 100% compostables. En 6 à 12 semaines, le sachet, le fil et l’étiquette se décomposent sur le compost. L’emballage, en carton certifié FSC, provient de forêts gérées durablement.

Après une demande sur Facebook, un membre du personnel nous a précisé :

« Le papier filtre de nos sachets à double chambre est un mélange de fibres de cellulose : pâte de bois et abaca. En principe, ils peuvent être compostés dans un compost domestique, mais la vitesse de décomposition dépend beaucoup des conditions environnantes. »

Pour les sachets pyramidaux et leur emballage, la réponse était :

« Notre gamme premium en sachet pyramidal est fabriquée selon la norme 13432. Le tissu PLA utilisé est biodégradable, adapté au contact alimentaire, et le sachet complet (filtre, fil, étiquette) peut être éliminé dans les déchets organiques. Quant à l’emballage extérieur, il s’agit en majorité de papier compostable, sauf pour certaines gammes qui utilisent un emballage thermoscellé (à éliminer via le recyclage classique) pour préserver l’arôme. »

Mais la question du plastique dans les sachets papier subsistait. Nous avons donc insisté et obtenu une réponse inattendue :

« Le papier filtre contient, en plus des fibres naturelles, une petite part de fibres thermoplastiques synthétiques, ainsi que des liants humides qui assurent la tenue technique du papier. Les sachets sont sûrs pour l’usage alimentaire. »

Après précision sur la présence de plastique, la réponse a été :

« Le papier filtre combine fibres naturelles et matériaux synthétiques. Les fibres thermoplastiques appartiennent à la famille des plastiques. Ce mélange est indispensable pour la fabrication et la solidité du papier. Après la décomposition des fibres naturelles, les fragments synthétiques subsistent et se désagrègent beaucoup plus lentement, finissant en particules minuscules. »

Ce que ça implique pour Teekanne

En clair, les sachets de la marque contiennent bien des fibres plastiques. Celles-ci persistent dans le sol sous forme de microplastiques, parfois des décennies durant. Si cette terre est utilisée ailleurs, ces fragments finissent tôt ou tard dans la nature, voire dans les océans.

Évitez de jeter ces sachets sur le compost. Ici, la poubelle des déchets résiduels reste la meilleure option, même si la poubelle organique est parfois encouragée. En compostage industriel, la décomposition est plus efficace, mais des microplastiques persistent. Pour éviter toute dispersion de plastique, privilégiez l’élimination en déchets résiduels pour tous les sachets contenant des fibres synthétiques. Plus d’infos se trouvent plus bas dans l’article, dans la partie consacrée à l’élimination.

Messmer

Messmer met en avant ses efforts en matière de développement durable. Il annonce des emballages à base de matériaux recyclés ou issus de bois gérés durablement. Plus de cellophane ni d’agrafes métalliques, et des sachets annoncés « entièrement compostables ».

À notre demande, Messmer répond :

« Nos sachets contiennent du thé, du papier et du coton. Le papier filtre utilise uniquement des matériaux naturels, principalement cellulose et fibres d’abaca. Le fil est en coton pur, non traité, avec une étiquette en papier. Ces sachets peuvent donc être jetés dans la poubelle organique ou sur le compost domestique. »

Pour les sachets pyramidaux : « Ils sont fabriqués à partir d’une ressource renouvelable, un matériau filtrant biodégradable, compostable industriellement, donc éliminable via la poubelle organique. »

En demandant plus de détails sur cette « ressource renouvelable », la réponse a été : « Le matériau du sachet pyramidal est un matériau à base d’acide lactique, issu de l’amidon de maïs : il s’agit donc de bioplastique. »

Nous avons aussi cherché à savoir si les sachets papier contenaient des fibres synthétiques. La réponse fut la même que précédemment, sans clarification supplémentaire.

Mise à jour septembre 2019 :

Via Instagram, Messmer précise : « Nos sachets classiques sont compostables avec le compost domestique, faits de thé, de papier (principalement cellulose et abaca), fil en pur coton non traité, étiquette en papier. Pas de clip métallique, donc l’élimination se fait via les déchets organiques ou le compost. L’emballage extérieur est en papier recyclable. L’aspect brillant vient de la texture lisse du papier. »

Nous avons insisté sur la question des fibres synthétiques :

« Nos sachets à double chambre sont faits de fibres naturelles (bois et abaca), auxquelles sont ajoutées des quantités minimes de liants humides synthétiques (moins de 1 %). Cela rend le papier filtre résistant à la déchirure. Ces sachets sont inoffensifs pour la santé et compostables selon les normes en vigueur. »

Ce qu’on retient pour Messmer

L’équipe Instagram de Messmer a fourni plus de détails que Facebook. À part le liant humide synthétique, pas d’autres fibres synthétiques dans les sachets classiques. Selon la marque, l’élimination peut se faire via le compost ou la poubelle organique. Si vous souhaitez éviter tout risque, vous pouvez préférer la poubelle des déchets résiduels. L’emballage et l’étiquette vont dans la poubelle à papier.

Dallmayr

Dallmayr, dans sa première réponse, parlait uniquement des sachets pyramidaux :

« Le filtre des sachets pyramidaux est en PLA à 100 %, un plastique biodégradable issu de l’amidon de maïs. Le PLA est dégradé par des micro-organismes sans effet négatif sur l’environnement. Le sachet peut donc être jeté dans la poubelle organique. En plus, il n’altère pas le goût du thé. »

Pour les sachets papier, la réponse fut : « Ils sont faits à 100 % de papier, principalement des fibres d’abaca. »

L’avis Dallmayr

Dallmayr affirme que ses sachets papier ne contiennent pas de fibres synthétiques. Malgré tout, par précaution, l’élimination via les déchets résiduels reste recommandée, faute de preuve absolue.

Pukka

Pukka détaille ces points sur son site, et nous a fourni les liens correspondants :

« Les sachets sont faits de pulpe de bois et d’abaca, le fil de coton bio certifié. Pas d’agrafe, et sachets 100% biodégradables et compostables. L’emballage extérieur a toutefois un revêtement en polyéthylène (PE) qui n’est pas recyclable. »

Pukka travaille actuellement à une alternative recyclable pour mieux protéger la qualité et les arômes.

Interrogé sur la présence de plastique, Pukka répond : « Nos sachets sont 100% sans plastique car ils sont pliés. Seule l’enveloppe a une fine couche de plastique pour préserver les huiles essentielles. »

À noter : cette « enveloppe » désigne le sachet individuel, pas le papier du sachet lui-même.

L’avis Pukka

Les sachets Pukka semblent bel et bien sans plastique. L’emballage extérieur, lui, reste à améliorer côté recyclage. Pukka affiche une volonté claire de durabilité et propose du thé bio.

À signaler : Un lecteur nous a fait remarquer que Pukka appartient à Unilever. Nous ne l’avions pas pris en compte, car nous nous concentrions sur les matériaux et la transparence des réponses. Si ce critère compte pour vous, à intégrer dans votre jugement.

Yogi Tea

Yogi Tea a répondu avec le plus de détails :

« Nos sachets sont faits d’un mélange de chanvre de Manille (abaca) et de bois. Aucun plastique dans les sachets. Nous avons la confirmation de nos fabricants sur la biodégradabilité. Les enveloppes individuelles ont en revanche une fine couche de plastique pour garantir la fraîcheur, empêcher la perte des huiles essentielles et protéger le contenu. Pour l’instant, c’est la seule solution pour concilier qualité et sécurité alimentaire. Nous continuons à chercher une alternative compostable. »

Yogi Tea précise aussi : « Aucune trace de polypropylène dans nos sachets, ils sont sans plastique. »

Notre lecture pour Yogi Tea

Malgré la présence de plastique dans l’emballage, la réponse est claire, précise et honnête. On apprécie la transparence et l’effort réel pour limiter l’impact écologique.

CUPPER Teas

CUPPER indique utiliser des sachets en papier écru. À notre demande, leur équipe a répondu :

« Nous privilégions des matériaux recyclables et respectueux de l’environnement quand c’est possible. Nos sachets sont en papier écru et le fil en fibre végétale écologique. Ils sont entièrement compostables. »

La formulation restant vague, nous avons relancé la marque. Long silence, puis une réponse de leur agence de relations publiques (novembre 2020) :

« Les sachets CUPPER sont sans agrafes métalliques, sans plastique, compostables, faits de papier, et recyclables avec les déchets papier. Les matières premières sont bio et l’entreprise certifiée B, répondant à des normes sociales et environnementales strictes. »

Nous avons eu des précisions sur le revêtement thermoscellé : il s’agit d’un polymère synthétique (4,5 % du sachet), inévitable actuellement pour garantir la fermeture hermétique, le reste étant du papier. Les sachets peuvent tout de même être recyclés dans les déchets papier. CUPPER surveille de près les innovations pour s’en passer à l’avenir.

Autre question : « Vos nouveaux sachets contiennent-ils du PLA ? » Réponse : « Non, les nouveaux sachets sont faits d’abaca et de fibres végétales, sans PLA. Le fil est en coton bio. Les sachets, fils et étiquettes sont compostables. »

Notre retour sur CUPPER

Le contact fut d’abord compliqué, mais l’agence RP a finalement fourni des réponses détaillées. CUPPER semble avancer dans le bon sens côté durabilité.

Pour en savoir plus sur CUPPER, ces ressources peuvent vous intéresser :

  • CUPPER Thés FAQ (section « Questions sur les sachets de thé sans plastique »)
  • CUPPER Thés À propos de nous (« Notre guide pratique d’emballage »)

Sonnentor

Sonnentor détaille la composition sur son site : fibres de banane textile (abaca) et de bois (certifiés FSC ou PEFC). Les sachets sont écrus. Papier et carton d’emballage issus de bois, éliminables avec les déchets papier.

À notre demande, Sonnentor confirme : « Les sachets classiques sont faits de banane textile et de cellulose, compostables. Les pyramides de thé (plus grandes) sont en amidon de maïs non-OGM. Le film d’emballage est en cellulose compostable, pas du plastique. »

À la question sur la présence de plastique, ils précisent : « Les sachets à double chambre sont cousus, donc pas besoin d’étanchéité plastique. Seuls les sachets à une chambre contiennent quelques pourcents de fibres d’étanchéité en polypropylène (plastique non compostable). Ces derniers ne représentent que 5 % de l’offre et la marque prévoit de les éliminer complètement prochainement. »

Ce qu’on retient pour Sonnentor

La marque fait preuve d’une grande transparence, et s’engage à supprimer le plastique de tous ses sachets. Les sachets à double chambre sont cousus et ne nécessitent pas de fibres synthétiques, contrairement à certains sachets à chambre unique.

Milford

Impossible de trouver des infos sur les sachets ou leur composition sur le site. La réponse par mail :

« Merci pour votre message. Nous sélectionnons nos matériaux d’emballage avec soin pour garantir leur innocuité alimentaire. Nos sachets sont faits de thé, de papier et de coton, cellulose et abaca pour le papier filtre, fil en coton pur, étiquette en papier. »

Face à l’absence de mention claire sur le plastique, nous avons insisté : la réponse est restée identique, puis de plus en plus courte. Impossible d’obtenir une garantie formelle d’absence de fibres synthétiques.

Notre lecture pour Milford

Sans réponse nette sur la présence de plastique, la prudence s’impose : mieux vaut placer ces sachets dans les déchets résiduels.

Cilia

Cilia (groupe Melitta) fabrique des filtres à thé, pas de thé. Le site indique : « Nous utilisons, entre autres, des fibres naturelles à base de matières renouvelables. Les filtres sont écrus et compostables. »

Mais à la demande, ils précisent : « Nos filtres à thé Cilia sont faits de fibres naturelles (pâte) et de fonte, une polyoléfine (PE/PP). Les fibres synthétiques assurent l’étanchéité et la stabilité du filtre dans l’eau chaude. La pâte est biodégradable, mais les polymères restent comme des fibres fines, même sur le compost. »

Ce que ça veut dire pour Cilia

Encore une fois, la communication met en avant les fibres naturelles mais omet la mention du plastique. Les filtres restent compostables au sens réglementaire, mais laissent du microplastique : mieux vaut les jeter dans les déchets résiduels.

À noter : tous les filtres à thé et café sont faits de papier thermique incluant des fibres synthétiques. Évitez de les composter.

Goldmännchen

La marque a répondu rapidement : « Le papier filtre de nos sachets est en papier écru, issu de chanvre abaca et pâte de bois. Seules des fibres vierges sont utilisées, pas de plastique. Les sachets respectent les normes UE et peuvent être compostés. »

En bref pour Goldmännchen

Pas de plastique dans les sachets, compostage possible. L’emballage extérieur est aussi en papier et sans plastique.

Tree of Life (Lebensbaum)

Lebensbaum multiplie les engagements en faveur de la durabilité et détaille la présence ou non de plastique dans ses emballages. Leur production est annoncée neutre en CO2 et leur thé issu du commerce équitable.

La réponse fut rapide : « Nos sachets sont en fibres de banane, sans plastique. Ils peuvent être compostés sans inquiétude. »

Notre ressenti pour Lebensbaum

La marque rejoint la liste des sachets sans plastique. Compost ou poubelle organique, à vous de choisir.

Alnatura

Alnatura, producteur bio, évoque la durabilité sur son site. Mais quid du plastique ?

« Les sachets sont à base de fibres de banane et de cellulose. Aucun plastique. Compostage possible. L’emballage extérieur est un bioplastique à base de fibres de bois, à jeter dans les déchets résiduels. »

Ce qu’il faut retenir pour Alnatura

Les sachets sont apparemment sans fibres synthétiques. Ils vont au compost ou à la poubelle organique. L’emballage, en bioplastique, finit dans les déchets résiduels.

GEPA

GEPA, entreprise du commerce équitable, aborde directement la question du plastique sur son site :

« Impossible d’éviter le film plastique : il protège le thé des résidus d’huile minérale et de la migration de substances indésirables. Notre film est composé à plus de 90 % de matières premières renouvelables, notamment de la pâte de bois certifiée FSC. Ce matériau économise 44 % de CO2 par rapport au film précédent. »

GEPA explique : « Nos enveloppes de sachet sont à base de cellulose, compostables selon la norme EN 13432. »

Concernant les sachets eux-mêmes, le fabricant précise : « Les papiers filtrants sont faits de cellulose, abaca ou pulpe, mais un faible pourcentage (moins de 1 %) de liant synthétique humide est ajouté. Ce n’est pas du plastique. Le fil est en coton bio. Le sachet n’est pas compostable à ce stade. Nous recommandons de jeter le sachet entier dans les déchets résiduels. »

À propos de l’étiquette, GEPA précise qu’elle contient des encres et adhésifs non compostables.

Ce qu’on retient pour GEPA

GEPA recommande explicitement l’élimination des sachets par la poubelle résiduelle. L’emballage extérieur va dans le tri recyclable.

Dennree

La marque bio Dennree a répondu : « Nos sachets sont en papier à 100 %, donc sans plastique. Compostable. L’emballage du thé en vrac est en polypropylène, à jeter dans la poubelle plastique. Les plastiques compostables ne constituent pas une alternative satisfaisante pour certains aliments, d’où le choix du plastique classique jusqu’à ce qu’une solution plus durable soit trouvée. »

L’avis sur Dennree

Sachets sans plastique, compost ou poubelle organique recommandés. L’emballage extérieur de certains thés reste en plastique.

Bünting

Bünting, la plus ancienne maison de thé privée d’Allemagne, a rapidement répondu via son formulaire de contact. Les questions portaient sur la composition et la présence éventuelle de plastique dans les sachets, l’emballage, l’étiquette et le fil :

« Nous attachons beaucoup d’importance à la durabilité. Depuis septembre 2019, nos sachets sont entièrement sans plastique grâce à un procédé de moletage, sans scellage. Ils sont faits de papier à 100 %, fil en coton, étiquette en papier. Le carton provient de forêts certifiées FSC. »

Bünting : ce qu’on en retient

Bünting utilisait des fibres synthétiques jusqu’à récemment, mais est passé aux fibres naturelles. Selon la marque, sachets compostables. Pour jouer la carte de la sécurité, les déchets résiduels restent une option.

Eilles, J.J. Darboven

L’histoire d’Eilles remonte à 1873, pionnier du thé et du café à Munich. Eilles appartient aujourd’hui à J.J. Darboven, société hambourgeoise au rayonnement européen.

Nous avons transmis à Darboven une série de questions très précises, concernant les matières utilisées selon les gammes (pyramidaux, classiques), la présence éventuelle de plastique, la composition des fils et étiquettes, et la gestion des déchets organiques ou résiduels. La réponse est arrivée à la mi-février 2021.

Différents groupes d’assortiment :

Gamme Tea Diamond (boîte à bijoux) :

  • Filtres : PLA (amidon de maïs)
  • Fil : PLA (amidon de maïs)
  • Étiquette : Cellulose (papier) et amidon de maïs (film)
  • Carton : Cellulose (papier)
  • Inubérateur : Cellulose (film)

Ce film à base de cellulose présente plusieurs avantages :

  • Compostable au jardin
  • Biodégradable même dans l’eau
  • Issu de ressources renouvelables

Eilles recommande à ses clients de vérifier auprès de leur entreprise locale de gestion des déchets la compatibilité avec la norme EN 13432. Sinon, éliminer les sachets pyramidaux avec les déchets résiduels.

Le PLA reste une étape transitoire, en attendant des matériaux plus avancés.

Assortiment sachet classique :

  1. Sachets de thé avec sac en papier
  • Filtre : plus de 98 % de cellulose, environ 2 % d’agents de résistance humide, compostable selon EN 13432
  • Fil : coton
  • Étiquette : papier
  • Encres : non biodégradables, recyclables via déchets papier
  1. Sachets de thé avec sac aluminium
  • Filtre : même composition (cellulose + agents de résistance)
  • Fil : coton
  • Étiquette : papier
  • Encres : non biodégradables, recyclables via déchets papier
  • Sac papier : OPP (recyclage plastique)

Les sachets aluminium sont privilégiés en restauration pour limiter les transferts d’odeur.

  1. Tea Jack (portion en pot)
  • Sachets : non compostables, car ils doivent contenir de grandes quantités de thé. Ils combinent cellulose et une faible part de matériaux synthétiques alimentaires pour la résistance.
  • Étiquette : papier
  • Encres : non biodégradables, recyclables via déchets papier

Notre lecture pour Eilles

On salue la transparence de la marque et l’effort pour améliorer la durabilité. Les sachets pyramidaux sont passés au PLA, soit 44 millions de sachets concernés. Ce matériau n’est pas parfait, mais répond aux normes actuelles. À noter : l’encre des étiquettes n’est pas biodégradable, situation probablement généralisée.

Pour une option sans plastique, préférez la gamme classique avec emballage papier ou le thé en vrac.

Thés de marques de pharmacie

Nous avons aussi sollicité les plus grandes chaînes de pharmacie pour leurs thés : Rossmann, DM et Müller.

Rossmann

Rossmann commercialise les marques propres Kings Crown et Altapharma. À propos des sachets Kings Crown :

« Nos sachets sont faits de thé, de papier et de coton. Pour le papier filtre, seules des matières naturelles sont utilisées (cellulose et abaca). Le fil est en coton pur, non traité, et l’étiquette en papier. Aucun plastique ou microplastique n’est utilisé dans le sachet. »

Pour Altapharma, la réponse a été :

« Les papiers filtrants utilisés dans le sachet de thé sont fabriqués avec des fibres de cellulose naturelles telles que l’abaca et la pulpe, qui sont intrinsèquement compostables et biodégradables. Dans le processus de production ultérieur, une faible proportion (

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